Par ville & faculté

Devenir sage-femme à Besançon : parcours PASS/LAS et études de maïeutique

Guide complet pour intégrer l'école de maïeutique à Besançon : PASS ou LAS, sélection, vie étudiante, stages au CHU et débouchés professionnels.

⏱ 9 min de lecture·25 juin 2026 🔄 Mis à jour le 12 juillet 2026

Devenir sage-femme à Besançon, c'est choisir une formation exigeante mais profondément humaine, au cœur d'un bassin de santé en tension et d'une région où les professionnel·le·s de la périnatalité sont très recherché·e·s. Depuis la réforme de 2020 (entrée en vigueur à Besançon en 2020-2021, soit 6 ans de recul en 2026), l'accès aux études de maïeutique se fait désormais via le PASS (Parcours d'Accès Spécifique Santé) ou la LAS (Licence avec option Accès Santé) à l'université de Franche-Comté, avant d'intégrer l'école de maïeutique pour quatre années de formation théorique et clinique.

Besançon offre un cadre de vie étudiant agréable, une ville à taille humaine avec un CHU de référence et un réseau périnatal actif dans toute la région. Mais concrètement, comment se déroule le parcours ? Quelles sont les spécificités locales ? Quels conseils pour maximiser vos chances d'admission ? Cet article vous guide pas à pas dans votre projet de devenir sage-femme à Besançon.

Besançon

Le parcours PASS/LAS à l'université de Franche-Comté

Choisir entre PASS et LAS à Besançon

À l'université de Franche-Comté, deux voies d'accès aux études de santé coexistent depuis 2020. Le PASS est une année 100% santé avec une mineure disciplinaire (Droit, Chimie, Mathématiques...). Vous suivez un volume horaire dense (25 à 30h par semaine) et passez des épreuves écrites et orales en fin d'année. Cette voie convient si vous êtes sûr·e de votre vocation médicale et prêt·e à vous investir intensément.

La LAS, elle, inverse la logique : vous vous inscrivez dans une licence majeure (Sciences de la Vie, STAPS, Psychologie, Biologie...) et suivez une mineure santé en parallèle (environ 10h par semaine). Vous conservez deux chances de candidater en santé (L1 et L2 ou L3) et validez une licence complète si vous ne réussissez pas. C'est l'option recommandée si vous hésitez encore ou souhaitez un plan B solide.

La sélection en maïeutique : numerus et classement

L'école de maïeutique de Besançon ouvre environ 20 à 25 places par an en deuxième année, selon les arrêtés de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté. Ce numerus relativement limité reflète les capacités de formation de l'école et les besoins régionaux. Concrètement, tous les étudiant·e·s en PASS ou LAS de l'université de Franche-Comté candidatent à la fin de l'année via un classement unique, basé sur :

  • 70% de notes écrites : biologie cellulaire, anatomie, physiologie, chimie, santé publique
  • 30% d'évaluation orale : communication, éthique, motivation, connaissance du métier

Environ 10 à 15% des candidat·e·s classé·e·s en maïeutique viennent du PASS, les autres de LAS. La moyenne d'admission tourne autour de 12,5-13/20 pour les admis en maïeutique, mais cela varie chaque année. Si vous êtes bien classé·e mais non admis·e en maïeutique, vous pouvez être repêché·e dans une autre filière santé (kiné, pharmacie...) selon vos vœux.

L'école de maïeutique de Besançon : organisation et pédagogie

Quatre années d'études après le PASS/LAS

Une fois admis·e, vous intégrez l'école de maïeutique pour quatre années (DFGSMA2, DFGSMA3, DFASM1, DFASM2) qui combinent enseignements théoriques, simulations et stages hospitaliers. L'école de Besançon, rattachée à l'UFR Santé, forme chaque année une promotion d'environ 20 étudiant·e·s dans un cadre de proximité qui favorise l'accompagnement personnalisé.

Deuxième année (DFGSMA2) : bases fondamentales de la physiologie de la grossesse, de l'accouchement, de la néonatologie et de la gynécologie. Vous suivez également des enseignements en sciences humaines et sociales. Les premiers stages d'observation débutent au CHU Besançon (maternité, service de néonatologie).

Troisième année (DFGSMA3) : approfondissement clinique avec des modules sur les pathologies obstétricales, la prise en charge des grossesses à risque, l'échographie et la contraception. Les stages s'intensifient (environ 20 semaines par an) au CHU et dans les maternités du réseau (Dole, Montbéliard, Vesoul).

Quatrième et cinquième années (DFASM1 et DFASM2) : professionnalisation complète. Vous êtes en responsabilité progressive lors des accouchements, consultations prénatales et postnatales, séances de préparation à la naissance. En 5e année, vous réalisez un mémoire de recherche et préparez votre projet professionnel (libéral, hospitalier, PMI).

Les stages au CHU Besançon et dans la région

Le CHU Besançon Franche-Comté est le pivot de votre formation pratique. Sa maternité de niveau III (référence régionale pour les grossesses à haut risque et les prématurés) offre une variété de situations cliniques enrichissante. Vous y côtoyez obstétriciens, pédiatres, anesthésistes et apprenez à gérer des accouchements complexes.

Vous effectuez également des stages dans les maternités de proximité (Dole, Montbéliard, Vesoul, Lons-le-Saunier) pour découvrir l'exercice en structure de type I ou II et la réalité de la périnatalité en milieu rural. Ces stages sont rémunérés dès la 2e année (environ 150-200€ par mois, un montant qui augmente avec l'ancienneté) et contribuent à financer vos études.

Certains stages optionnels se déroulent en PMI (Protection Maternelle et Infantile), en cabinet libéral ou en préparation à la naissance. Ces expériences diversifiées sont un atout pour affiner votre projet professionnel.

Vie étudiante et conseils pratiques à Besançon

Budget et logement : une ville universitaire abordable

Besançon est réputée pour être l'une des villes étudiantes les plus accessibles de France. Un studio en résidence universitaire coûte entre 250 et 400€ par mois (CROUS de Besançon), et un appartement privé dans le centre ou à proximité du campus santé entre 400 et 550€ selon la surface et le quartier.

Ajoutez environ 250-300€ pour l'alimentation, 50-70€ pour les transports (abonnement Ginko, le réseau de bus bisontin), et 100-150€ de frais divers. Avec les aides au logement (APL) et la rémunération des stages hospitaliers, le budget mensuel tourne autour de 800-1000€, ce qui reste raisonnable comparé à Lyon ou Paris.

Le campus Santé est situé à proximité du CHU, ce qui facilite les allers-retours entre cours et stages. Le cadre de vie bisontine, entre nature (forêt de Chailluz, boucle du Doubs) et animations étudiantes (bars, festivals, associations), contribue à un bon équilibre vie étudiante/études de santé.

Associations étudiantes et accompagnement

L'école de maïeutique dispose de sa propre association étudiante, active dans l'organisation d'événements (gala, soirées de cohésion, journées portes ouvertes) et le parrainage des nouvelles promotions. L'association ANEMF Besançon (étudiants en médecine) organise également des tutorats et conférences auxquels vous pouvez participer.

Besançon propose un accompagnement psychologique et pédagogique via le service de santé universitaire et un tutorat dès le PASS/LAS. N'hésitez pas à solliciter ces dispositifs : les études de santé sont exigeantes et il est normal de chercher du soutien.

Se préparer dès le lycée : quelles spécialités choisir ?

Pour maximiser vos chances en PASS/LAS à Besançon, privilégiez au lycée les spécialités SVT, Physique-Chimie et Mathématiques (ou Mathématiques Complémentaires). Ces bases sont cruciales pour aborder sereinement la biochimie, la biophysique et la statistique en santé publique.

Travaillez également votre expression écrite et orale : l'épreuve orale de maïeutique valorise la communication, l'empathie et la compréhension du métier. Faites des stages d'observation en maternité ou en cabinet libéral dès la Première ou Terminale pour confirmer votre vocation et enrichir votre argumentaire lors de l'oral.

Les débouchés après l'école de maïeutique de Besançon

Un taux d'insertion professionnelle excellent

Les sages-femmes diplômé·e·s de Besançon bénéficient d'un taux d'insertion de 95% en moins de 6 mois. La région Bourgogne-Franche-Comté, comme beaucoup de territoires français, fait face à une pénurie de sages-femmes, notamment en zones rurales et semi-rurales. Les maternités du Doubs, du Jura et de Haute-Saône recrutent activement.

Vous pouvez exercer en maternité hospitalière (CHU, hôpitaux de proximité, cliniques privées), en PMI (suivi des femmes enceintes et des jeunes enfants), en cabinet libéral (consultations, préparation à la naissance, suivi gynécologique de prévention) ou en plateau technique (salle de naissance, suites de couches).

Le salaire de début en hospitalier est d'environ 2 100€ net par mois, avec des évolutions possibles via les échelons et les primes (nuit, week-end). En libéral, les revenus varient fortement selon le volume d'activité, mais une sage-femme installée peut espérer un revenu de 3 000 à 4 500€ net par mois après quelques années.

Poursuites d'études et spécialisations

Après votre diplôme d'État de sage-femme, vous pouvez poursuivre par un master (santé publique, périnatalité, recherche clinique) ou vous spécialiser en échographie obstétricale, acupuncture, ostéopathie ou tabacologie. L'école de Besançon propose des passerelles vers la recherche en collaboration avec l'UFR Santé et l'INSERM.

Vous pouvez également exercer à l'international : le diplôme français de sage-femme est reconnu dans de nombreux pays (Europe, Canada, Afrique francophone). La mobilité professionnelle est facilitée par les accords de reconnaissance des qualifications.

Se préparer efficacement : outils et ressources

Prépas PASS/LAS et accompagnement

Si vous souhaitez maximiser vos chances de réussite en PASS, plusieurs prépas privées accompagnent les étudiant·e·s bisontins (cours de soutien, colles hebdomadaires, concours blancs). Ces prépas ne sont pas obligatoires, mais peuvent apporter un cadre structurant et des outils méthodologiques. Attention cependant au coût (1 500 à 3 500€ l'année) et au risque de surcharge mentale.

L'université de Franche-Comté propose un tutorat gratuit assuré par des étudiant·e·s de 2e et 3e année : un excellent compromis pour bénéficier d'un accompagnement sans se ruiner. Inscrivez-vous dès la rentrée.

Utiliser les outils de santé-orientation.fr

Pour affiner votre projet et vos choix stratégiques, santé-orientation.fr met à votre disposition plusieurs ressources gratuites :

Ces outils vous aident à prendre des décisions éclairées et à construire un projet solide dès Parcoursup.

Conclusion : un projet exigeant mais porteur de sens

Devenir sage-femme à Besançon, c'est s'engager dans un parcours exigeant mais profondément gratifiant, au service de la santé des femmes, des nouveau-nés et des familles. La ville offre un cadre de formation de qualité, un CHU reconnu et un coût de la vie raisonnable. Les débouchés sont excellents, et la région Bourgogne-Franche-Comté recherche activement des professionnel·le·s motivé·e·s.

Que vous choisissiez le PASS ou la LAS, préparez-vous dès le lycée, travaillez régulièrement et n'hésitez pas à solliciter du soutien. Le métier de sage-femme est l'un des plus beaux de la santé : responsabilité, autonomie, contact humain et accompagnement des moments les plus intenses de la vie. Si cette vocation vous anime, foncez — Besançon vous attend.

Besoin d'aide pour construire votre stratégie Parcoursup ? Utilisez notre calculateur de chances pour évaluer vos options en PASS et LAS, et téléchargez notre guide complet pour ne rien laisser au hasard.

Envie de découvrir les femmes qui ont façonné cette profession — de l'inventrice du mannequin obstétrical à l'énigmatique Trotula de Salerne ? Explore notre galerie Culture médicale — Maïeutique.

Voir aussi : les autres métiers de santé à Besançon

Questions fréquentes

Guide gratuit

Choisir sa prépa santé à Besançon — guide complet

Formats, critères, budget, checklist avant de signer — tout pour choisir la bonne prépa dans votre ville.

Partager cet article :

📬 Ne rate aucune actualité santé

Réforme PASS/LAS, Parcoursup, conseils prépas — dans ta boîte mail.